Bolivie 2

Publié le par nathalie-16

00114-Matadero-Reyes-Transporte.JPGDécrire nos 4 ans de vie en Bolivie par un seul article n'est pas possible, il y a tellement d'évenement  qui se sont déroulés là-bas. Si pour moi, cela fut difficile, j'ai beaucoup appris en 4 ans, déjà , j'ai pu perfectionner mon espagnol, pour ne plus être "la gringa que l'on ne comprend pas ".

 

Heureusement, j'ai pu compter sur l'aide de plusieures dames qui m'ont beaucoup aidée dans mon intégration. Je pense à Maria Delma, Jeny, Cheneca, Deira, Bella, elles ont été là pour répondre à mes questions et m'aider dans le courant de la vie. Il faut dire que nous n'avions pas toujours l'électricité. Sans compter que si la route était coupée et bien il n'y avait plus de ravitaillement et en saisons des pluies, toutes les routes du département étaient naviguables !

 

 D'autre part je n'avais jamais tué une poule ou un cochon (je vous rassure, je ne l'ai toujours pas fait) . Les cafards étaient énormes, les mygales affreuses et les serpents m'ont toujours glacé le sang.

 

Quand j'ai dû, par la force des choses visiter l'hôpital avec Jonathan qui s'était ouvert le genou et que j'ai vu l'infirmière sortir d'un bocal rempli d'un liquide brunâtre un fil pour recoudre mon fils, j'ai prié mais alors vraiment très fort pour que tout se passe pour le mieux et il n'y a pas eu de problème. Et que dire le jour où j'ai changé la couche de Fabien et qu'un énorme ver m'a regardé, j'ai cru mourir.

 

Nous avons aussi expérimenté divers moyens de transport, l'avion avec les militaires, le bus, la moto, les 4 dessus et par la suite nous avons pu avoir un véhicule 4X4, bien utile, car les routes n'ont rien à voir avec nos routes goudronnées. J'ai même conduit sur une partie du "camino de la muerte" ! C'est la route qui relie La Paz aux Yungas. Je vous laisse chercher des info sur internet, mais cela fait un peu, voir très peur.DSCN7717.JPG

 

Dans le village de Reyes, nous étions déjà dans le bassin amazonien et donc nous avions un climat tropical et tropical, veut dire que nous avions tous les fruits à disposition, tels que les mangues, les papayes, les oranges, les pamplemousses roses, les chirimoyas et j'en passe, nous en avons fait des indigestions . Cela nous aidait à compenser le peu de légumes. Pour ma part, j'ai fait du jardin et cela donnait super bien, je vendais même des légumes aux villageois. Philippe m'envoyait son employé pour venir acheter son persil !

Lors des anniversaires, le gâteau était toujours plein de fourmis et j'en ai mangé quelques unes, pour ne pas vexer les personnes.

 

J'ai aussi découvert la nourriture typique et je me suis mise à faire des empanadas, des cunapés du pico matcho... Mais je ne suis jamais arrivé à boire la chicha, trop sucrée.

 

Et je vous passe, les bestioles dans la farine, les pâtes, le riz, bref tout les 6 00209-Caza-cargando.jpg00104-Comedor-Reyes.JPGmois on prenait un vermifuge !!

Et vous comprenez aussi pourquoi, je n'allais jamais à l'abattoir.  

Voilà une petite idée de mon quotidien, la prochaine fois je vous partagerai un peu de ce que nous avons fait dans ce village avec l'église avec qui nous avons collaboré pendant ces 4 ans.

 

Publié dans ma vie

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